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Tunisie News

Walid et les autres blessés dans jamais je ne vous oublierai….

Par Lilia Bouguira
septembre 5, 2011
Dans Chroniques
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Je reviens de ma visite chez walid kasraoui. Je lui dois ce texte que je n’arrive pas à sortir et qui bute en moi comme un sanglot étouffé comme une larme qui coince et qui ne lâche pas !J’arrive dans ce quartier populaire que je ne reconnais plus tellement que les maisons inachevées en briques rouges se dressent édentées griffant mal le décor accentuant le contraste avec la banlieue huppée qui lui fait bon dos.

Sa mère m’attend au coin d’une rue et nous remontons ma voiture pour mieux nous aborder.

Elle me raconte son fils, son parcours de vie, ses études interrompues par cette blessure grave qui l’a alité pendant voilà plus de huit mois.Une balle par un policier cagoulé le 13 JANVIER 2011 l’avait atteint de plein fouet après avoir effleuré son cousin ou un voisin, lui faisant éclater sa jambe juste sous le genou.

Un énorme trou.

L’abîme jusqu’au moindre sourire à la moindre possibilité de rêver !

Mais de quoi sont faits les rêves d’un môme d’à peine vingt deux ans ?

Walid est un jeune homme calme avenant plutôt mignon qui pourrait faire rêver plus d’un cœur.Un teint mat sur des cheveux noir corbeau mais surtout un regard vif intelligent qui ramasse le mien me scotche à ses lèvres à son souffle qui se lève et s’abaisse sans jamais rechigner. Nous pouvons composer avec toutes les situations.Nous pouvons maquiller lifter simuler avec exagération mais nous ne pouvons jamais inventer la dignité.

La personne en face de vous l’est ou ne l’est pas et ne le sera jamais. RESTER DIGNE est une convention qui ne s’octroie pas ne s’achète pas et ne se vend pas !

Walid et sa famille ne laissent transparaître la moindre précarité et sa mam en bonne tun se confond en ces petits gestes que je raffole chez nos démunis.

Ils s’affairent toujours à bien recevoir, se plier en quatre pour honorer leurs invités même à vendre ou à s’endetter chez l’épicier du coin pour ne point manquer à leur devoir d’hôtes.

En aucun cas, il ne me raconte l’enfer mais je le devine au bruit de ses silences au tintamarre de ses cauchemars en rénimation et en post-réa lors de la première opération puis la seconde lors de la greffe de tissus pour combler la béance faite dans la criminalité.

Criminel est cet ordre de tirer sur les civils fatigués et courroucés par l’injustice la précarité le manque et les humiliations. Moins ou plus répréhensible ce cagoulé qui a ajusté dans les pieds la balle tueuse.

Mais sommes-nous dans le registre du procès de flic en action ou dans les suites du processus d’une révolution inachevée avortée scotomisée déviée maltraitée obnubilée par ces razzias et ses mains basses, ce mach de pingpong entre les partis politiques qui se jettent la balle dans un jeu pervers, se partagent le gâteau dans une équité qui rappelle celle des rapaces et des vautours.

En aucune fois, il ne m’a parlé de ses angoisses ou de ses souffrances

En aucune fois, il ne m’a soufflé une aumône ou une revendication

En aucune fois, il ne m’a filtré sa peine ou son mal être

En aucune fois, il ne m’a raconté les nuits de cauchemar de veille de douleur insupportable à rendre fou que ni les puissants calmants ni les prières des siens n’arrivaient à en venir à bout.

A chaque fois que le moment me devenait intense, son regard me ramassait et me clouait à son chevet.

Alors j’ai observé l’horreur dans son silence, écouté l’effroyable dans sa patience, happé l’insupportable parce qu’il n’a pas de plus insupportable que l’homme en souffrance démuni sans ressource livré seul à lui-même sans rien car « lhomme rapace »a tout pris dévié tout confisqué même le droit aux honneurs de blessé de la sainte révolution qui a balayé la carte du monde opprimé comme par un terrible coup de vent salvateur.

Le gouvernement actuel par acquis de je ne sais, s’est contenté de lui refiler quelques maigres miettes dans l’indélicatesse la plus absolue car d’autres contrées et sous d’autres cieux cela aurait été sous le son des trompettes dans les tribunes de honneurs et avec les gallons !

Les hommes politiques s’en vautrés puis s’en sont rapidement lavés les mains trop occupés dans leur campagne électorale qui sans ces blessés et ces martyrs n’aurait pu se faire ni même rêver un seul instant.

Le peuple abusé ou désabusé non informé ou peu formé laisse décanter salement le sang de ses enfants sans plainte ni regret !

Alors je dis à walid dans ma ruine la plus absolue dans ma perte la plus fatidique dans mon désespoir le plus extrême dans ma tristesse la plus profonde, non nous ne te dénigrerons plus, nous sommes là cette poignée infime mais solide pour te soutenir et te tenir la main et s’il te faudra mordre pour ne pas crier lorsque la douleur te devient insupportable, nous te prêterons notre chair pour y mordre dedans mais jamais plus nous ne te laisserons seul face au prédateur et à l’oubli.

Tags: 14 janvieractualitéchroniquelilia bouguiranewspresserévolutiontunistunisie
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