Le discours religieux conserve aujourd’hui une place centrale dans la société. Au-delà de sa dimension spirituelle, il peut constituer un levier puissant pour promouvoir des valeurs essentielles telles que le développement social, la dignité humaine et la responsabilité collective.
Dans ce cadre, l’organisation tunisienne Attalaki, en partenariat avec la fondation Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) Tunisie, a organisé le 6 décembre à Tunis la conférence « Pour une médiation et un dialogue au service de l’harmonie sociale ».
L’événement visait à explorer les moyens de renforcer la médiation et la liberté de croyance, deux piliers indispensables à la coexistence dans la région.
Experts, universitaires, militants de la société civile et responsables religieux se sont réunis pour réfléchir au renforcement de la cohésion sociale et à la promotion du dialogue interculturel, en mettant particulièrement l’accent sur la jeunesse comme moteur de changement et acteur clé de la vie communautaire.
La conférence a débuté par la présentation d’un guide de médiation élaboré par les étudiants du Club de médiation universitaire de la Faculté de sciences juridiques et économiques de Jendouba.
Ce guide, centré sur les compétences en médiation, les outils de résolution des conflits et la consolidation de la paix, a été suivi d’une discussion ouverte avec le public, favorisant échanges et partages d’expériences.
Les travaux se sont ensuite articulés autour de deux grands axes :
- La médiation au service de la paix
Cette première partie a mis en lumière la médiation comme outil concret pour rapprocher les acteurs sociaux et les institutions. Les intervenants ont insisté sur son rôle dans l’instauration de la confiance, la coopération et la participation constructive. Le rôle des jeunes a été particulièrement souligné, tant comme acteurs de changement que comme garants de la pérennité des initiatives communautaires. - Liberté de croyance et dialogue interculturel
Le second axe a porté sur l’importance de la liberté de croyance et de conscience pour un dialogue constructif. Les participants ont exploré des perspectives religieuses, juridiques et sociétales afin d’identifier des approches concrètes pour instaurer une culture de la liberté religieuse, encourager les échanges et développer des mécanismes de coopération interculturelle.
Un espace d’échange libre a permis aux participants de s’exprimer sur la liberté religieuse, la coexistence et la cohésion sociale. Ces discussions ouvertes ont constitué l’un des moments forts de la conférence, offrant une écoute attentive et des interactions riches.
Cet événement illustre parfaitement le rôle essentiel que peuvent jouer le discours religieux et la médiation lorsqu’ils sont mobilisés pour soutenir la paix, la compréhension mutuelle et le développement social dans la société tunisienne et au-delà.









