Des dizaines de milliers de personnes ont défilé lundi à travers l’Italie pour dénoncer la situation à Gaza, à l’appel de syndicats et d’associations. Les manifestations, marquées par des grèves, des blocages et des heurts à Milan, interviennent au moment où plusieurs pays, dont la France, s’apprêtent à reconnaître l’État de Palestine à l’ONU, décision à laquelle l’Italie reste pour l’instant réticente.
À Rome, plus de 20.000 manifestants, dont de nombreux lycéens, se sont rassemblés devant la gare Termini, brandissant des drapeaux palestiniens et scandant « Palestine libre ! ». À Milan, des affrontements violents ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre, tandis que des actions similaires ont perturbé le trafic et les transports à Bologne, Turin, Florence, Naples, Bari, Palerme, Gênes et Livourne. Des dockers ont bloqué des quais portuaires et des veillées de solidarité étaient organisées dans la capitale.
Les manifestants dénoncent les violences contre les civils à Gaza, les hôpitaux détruits et l’inaction du gouvernement italien. Selon un sondage, 63,8 % des Italiens jugent « extrêmement grave » la situation humanitaire à Gaza et 40,6 % souhaitent la reconnaissance d’un État palestinien.
Le gouvernement de Giorgia Meloni, proche idéologiquement du président américain Donald Trump, adopte une position prudente, refusant pour l’instant de reconnaître la Palestine ou d’appliquer des sanctions commerciales, tout en rappelant qu’aucune arme n’est vendue à Israël depuis octobre 2023.








