Du 9 au 12 février 2025, le Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes, aussi connu sous le nom d’ « Ennejma Ezzahra », héberge la semaine de la culture tuniso-iranienne.
Cette manifestation propose une suite d’ateliers et de conférences, dont l’une aborde le sujet « La femme dans la société contemporaine : le cas iranien et le cas tunisien ».
Les internautes ont vivement critiqué cette nouvelle, surtout à cause de la persécution persistante des droits féminins en Iran. De nombreuses personnes ont jugé inapproprié de mettre sur le même plan l’expérience tunisienne et l’expérience iranienne, compte tenu du fossé significatif en termes de droits et de libertés entre ces deux modèles sociaux entre l’Iran et la Tunisie , pionnière en matière d’émancipation féminine dans le monde arabe depuis l’adoption en 1956 du Code du statut personnel qui a aboli polygamie et répudiation sans passer outre les femmes tunisiennes qui sont aujourd’hui le meilleur rempart contre les courants extrémistes et fanatiques et les mouvements rétrogrades mais qui ont aussi payé chèrement leur liberté et tiennent l’avenir de la Tunisie entre leurs mains. Elles n’accepteront pas de revenir un demi-siècle en arrière.
L’une des invitées iraniennes participant à cet événement est la vice-présidente de la République islamique d’Iran chargée des Femmes et des Affaires familiales, Ansieh Khazali, sa présence a relayé via les réseaux sociaux, Bien qu’elle soit censée défendre les droits des femmes en Iran, ses déclarations et ses initiatives ont fréquemment été décriées pour leur aspect conservateur, voire oppressif, concernant les libertés personnelles et les droits féminins.