Néoconservateur et ancien de l’administration Reagan, Joe Wilson, 77 ans, représentant du deuxième district congressionnel (et ancien sénateur) de la Caroline du Sud au Congrès des États-Unis a appelé le secrétaire d’État Marco Rubio à mettre fin à toute aide destinée à la Tunisie lors de la révision de l’aide étrangère sur les réseaux sociaux.
Dans une publication postée sur X le jeudi 30 janvier 2025, le porte-parole a affirmé qu’il « n’y a aucune raison pour que les contribuables américains soutiennent financièrement la Tunisie ».
« Kaïs Saïed est un dictateur anti-américain qui a dévoyé une démocratie naissante en un régime policier oppressif. » « Donald Trump s’en chargera, » a-t-il ajouté.
« Nous voulons le meilleur pour le peuple tunisien : le berceau du Printemps arabe se dirige vers une dictature »
Dans une interview sur France 24, il a mis l’accent sur le fait que la Tunisie, qui était autrefois considérée comme un exemple de transition démocratique suite au Printemps arabe de 2011, a subi une régression démocratique depuis l’accession au pouvoir de Kaïs Saïed en 2019. Il a souligné que le président tunisien a mis en place « une dictature » et s’est associé à des régimes autoritaires tels que « l’Iran, la Russie de Vladimir Poutine et la Chine ».
L’interview complète sur la chaîne YouTube FRANCE 24 English : https://www.youtube.com/watch?v=N-F9hyBHjXw
Joe Wilson a aussi mentionné le taux de participation à l’élection présidentielle de 2024, qu’il considère comme un indicateur de la conjoncture politique du pays. Il a jugé que le score de 90% obtenu par Kaïs Saïed reflète « un système corrompu et qui ne représente pas la volonté du peuple ».
Joe Wilson préconise des élections anticipées en Tunisie.
L’ancien sénateur a déclaré que la population des États-Unis souhaite le meilleur pour les Tunisiens, espérant particulièrement qu’ils auront des élections libres, voire anticipées. Il a fait part de son optimisme concernant la capacité du peuple tunisien à protéger « ses droits démocratiques ».
Par ailleurs , il a parlé de la collaboration entre les États-Unis, la Turquie et l’Arabie saoudite pour examiner des possibilités d’évolution en matière démocratique, déclarant que « Donald Trump défend la liberté et la démocratie et aspire au bien-être des alliés nord-africains des États-Unis ».
Finalement, Joe Wilson a exprimé son regret que la Tunisie, autrefois considérée comme une nation dynamique, soit maintenant confrontée à « un accroissement de l’oppression », alors qu’elle devrait servir d’« un catalyseur de progrès dans la région ».